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» kieran «

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Messages : 101


MessageSujet: » kieran « Lun 21 Mar - 13:55




KIERAN WALLACE



ft Craig Horner


Benjamin n'est l'ami de personne.
Si Benjamin était un médicament, ce serait un suppositoire.

rescapé ; nouveau



» Carnet de santé «
C'est dans cet hôpital que nous sommes nés tous les cinq. Je ne me souviens pas de la naissance de Jimmy mais j'ai encore en mémoire le jour où nous avons pu aller voir Maman et Ashley pour la toute première fois. Notre seule sœur. Elle a été depuis ce jour celle qui a scellé notre pacte fraternel et muet : la protéger. Nous étions alors plus que quatre petit garçons, nous étions chacun un grand frère investi d'une mission à la hauteur de son cœur et ses sourires. Désormais s'y cache notre mère, comme un secret qui peine à survivre.


» Son histoire «

« M’enfin Kiki, tu vois bien que j’suis en train de faire pipi ! » « Hihihihihi ! » C’est en gros le souvenir que j’ai gardé de la toute première photo que j’ai prise. Je devais avoir trois ans (trois quart) et Oliver avait son pantalon baissé jusqu’aux chevilles. Je me suis tiré en courant sans refermer la porte, avec au fond de l’appareil une photo rare de la lune faite en plein jour. Et puisqu’il s’agissait du polaroid de mes parents, j’ai pu tout de suite récupérer ma prise et la secouer comme la quéquette d’Ollie. Il me semble avoir cherché quelqu’un, n’importe qui, pour exhiber ma photo compromettante. J’étais surexcité quand j’ai vu mon père et Jo assis dans le salon. Ils se parlaient à voix basse et mon père avait posé les mains sur les genoux de mon frère en face de lui. Ça avait l’air important. Alors j’ai foncé dans le tas tous bras en l’air pour les déranger. Il fallait qu’ils voient ma photo ! C’était tellement drôle. Mon père m’a attrapé au passage et m’a posé sur ses genoux. « Toi, t’as fait une bêtise. » « Gniiih. » Je cachais l’objet du délit. « Qu’est-ce que t’as fait ? » « Hihihihi. » Il a tendu la main et je lui ai confié en gloussant la nature de mon crime. Son rire m’a secoué tout entier et j’ai posé ma tête contre son torse quand il l’a donnée à Jo qui devait se demander ce que j’avais bien pu faire. « Ollie va se venger. » « Oui. » Je me souviens des caresses de mon père contre mes cheveux. Du bruit soudainement fort de son cœur sous mon oreille. « Jonathan. » a dit mon père de sa voix douce. « Les choses vont bientôt changer à la maison. » il a repris en le regardant comme il le faisait avant que je n’arrive. « Avec Maman. » Je me recroquevillais contre lui pour m’y endormir. Mon père m’a serré de ses grands bras de héros pour me maintenir en place. « Je vais avoir besoin de ton aide, mon grand. » « Oui. » j’intervenais, déjà pertinent. « Oui. »

« Hé, Ollie ? » « Quoi ? » « Si on nait avec deux mains gauches mais qu’on se sert de celle qui est à droite pour écrire, on est quand même droitier ? » « Mais !... » Oliver m’a regardé avec l’air de se demander si j’étais pas soudainement devenu con ou intolérant au lactose, un des deux. Il a repris son stylo sans répondre et moi je le regardais à travers l’œil de mon dernier cadeau d’anniversaire. Un appareil photo d’occasion : un Canon objectif 10-18mm avec trépied extensible ! Jo s’était dit que ce serait une bonne idée de faire des dessins et des lettres pour Maman à qui Papa allait rendre visite ce dimanche. Moi je photographiais tout le monde pour qu’elle voit que c’était bien nous qui les avions fait et qu’on n’avait pas menacé des petits chinois pour s’en occuper à notre place parce qu’ils sont meilleurs que nous en tout. Mais sûrement pas meilleurs qu’Oliver, remarque. C’est le plus fort. Mon père avait proposé à l’un de nous de l’accompagner. Mais rien qu’un seul, parce que Maman était fatiguée. Et comme c’était mon tour, j’y suis allé en trimballant dans une pochette les dessins d’Ashley et  Jimmy, la lettre d’Oliver et toutes mes photos. Mon menton arrivait à peine à toucher le comptoir de l’accueil, à l’hôpital. J’aurais fait une super citrouille pour Halloween, pile à la bonne taille. J’ai serré la main de mon père dans la mienne, alors il m’a dit « Ça va ? » et j’ai répondu « Oui. » toujours perspicace. J’avais dû me faire une idée sombre et triste de sa chambre, parce que j’ai été surpris de la trouver si lumineuse, quand Papa a ouvert la porte. J’ai dû me dire qu’elle serait comme son cœur chamboulé, à l’envers. Mais tout était à l’endroit. Elle était assise vers la fenêtre et j’ai regretté que mon père m’ait fait laisser mon appareil à la maison. Il s’est approché d’elle et a posé un baiser sur ses cheveux blonds. « Kieran ? » mon père a murmuré en me faisant signe de les rejoindre. « Dis bonjour à Maman. » J’ai posé la pochette à côté d’elle sous ses grands yeux tristes. « Maman… » Elle me regardait comme si elle se demandait quel âge j’avais, exactement. « À ton avis, si on nait avec deux mains gauches… »

« Mais tu peux pas sortir avec lui. » « Pourquoi ? » « Mais parce que… Ash, oh. C’est un gros con. » Elle n’a pas eu l’air de comprendre. Ou tout du moins, ça n’a pas eu l’air de lui suffire. « Un con de la race des enfoirénators à appendice sous-développé en plus, il parait. » La honte. « Tu ne sais même pas comment il s’appelle. » Mais ! Comme dirait Ollie, mais ! Quel rapport ? « Dans ma tête, les cons s’appellent tous Benjamin. » Et je pouvais pas laisser ma sœur entre les mains baladeuses d’un connard de Benjamin. « En plus, Jimmy lui a fait croire que t’avais des dents dans le vagin. » J’ai pouffé. Mais d’un pouffement viril, presque énervé. Parce qu’il allait vouloir vérifier cet enfoiré et sûrement qu’il amènerait une loupe. Remarque, ça l’aurait peut-être aidé à trouver sa petite bite. « Quoi ?! » « Des dents. » J’ai hoché la tête en lui montrant les miennes. « Dans le Ouin-ouin. » Ashley a alors soupiré et j’ai posé une main sur son épaule, une envie envahissante de la voir sourire à nouveau. « J’ai déjà fait un démenti, t’inquiètes pas. » « Heu… » Oui ma grande. « Comment t’as fait ça ? » Ah. « Je suis allé voir Benjamin et je lui ai dit Benjamin, ferme bien ta gueule de Benjamin. Ma petite sœur – ma parfaite sœur – est trop bien pour toi, elle le sera toujours alors tu vas vite passer à autre chose. Et si je te vois l’approcher encore… Et bien tu seras mort, Benjamin. Je vais tant et si bien m’en prendre à ta gueule que t’auras plus rien à envier aux légumes de ton jardin. À part la taille des concombres, Benjamin. À part la taille des concombres. » Et il était parti pour apercevoir Jimmy au fond du couloir qui a passé le pouce le long de son cou pour appuyer mes propos. Ce qu’on s’était marré. Ashley m'a regardé et j’aime tant ces yeux-là, juste avant l’éclat de rire, que je les ai immortalisé sans qu’elle ne s’en aperçoive. « Je vais mourir seule avec mes chats, à cause de vous. » « Personne ne mourra. » Tout le monde se calme. « Et puis on est pas une famille à chats. Tu préfères pas que je te rapporte un oiseau Californien en rentrant cet automne ? » « Je préfèrerais que tu ne partes nulle part. » J’ai posé ma tête contre son bras. M’enfin. « Je reviendrai toujours te débarrasser des Benjamin. »

« C’est un beau prénom, ça, Kieran. » « Merci. » « C’est original. » « Oui. » « C’est pas commun. » « Mmh. » « Un peu comme toi. » Ah, les choses sérieuses. Quand même. J’ai pris son menton entre deux de mes doigts bronzés pour l’orienter vers la bonne lumière. Elle a retenu son souffle, délicieusement, quand mon pouce a survolé sa lèvre. « Là. » Je lui ai fait signe de ne plus bouger, ai pris du recul, et ai capturé son regard dans mon immortelle cage. C’était pas ma passion, mais photographier des portraits me permettait d’entretenir mes caprices nomades. Et puis la compagnie n’était souvent pas dégueulasse. « Qu’est-ce que ça veut dire ? » Elle a demandé en lançant sa chevelure par-dessus son épaule. « De quoi ? » « Kieran. » Je ne parvenais plus à me défaire du sourire qui me prenait chaque fois qu’elle s’attardait sur mon prénom. Il me tardait de l’entendre à nouveau, d’une toute autre façon. Je suis allé la rejoindre, mon appareil au poing. Elle s’est redressée sur son estrade tapissée de velours. « Ça vient du gaélique, Ciarán. » J’ai pris mon temps pout la toucher. « Noir. » Me placer entre ses jambes. « Brun. » Et l’embrasser doucement. « Sombre. »
« Ça te va bien. » Elle a déclaré plus tard. « Kieran. » Je photographiais son sourire à mes pieds, m’attardais sur son visage et ses cheveux étalés en couronne. « Tu as un frère ? » « Trois. » J’ai craqué une étincelle, penché sur son corps satisfait. « Pourquoi, tu as une sœur ? » Elle a acquiescé, se mordillant la lèvre. « Moi aussi. » Et pas la peine de lancer un concours de qui a la plus belle, parce que ce sera la mienne. Mon Ashley les écrase toutes. Et le meilleur, c’est qu’elle ne cherche à écraser personne. « À quoi est-ce qu’ils ressemblent ? » « Mes frères ? » Elle a dû dire oui, parce que j’ai répondu « Des statues. » Parfaites, immortelles, travaillées à même la chair par la maitrise et la peine. « Les émotions en plus. » « Et – » « Ma sœur est magnifique. Elle a ce sourire… qui change tout, qui transforme les cœurs des autres. Et son cœur à elle est à la hauteur de ce que ses yeux promettent. C’est la plus belle personne au monde. » Je me suis laissé tomber à côté d’elle pour caler une main derrière son oreille. « Ça fera cinquante dollars. » Je l’ai embrassée avec tendresse. « Connard. »

» Liens & Accointances «

Wallace, Ashley × Mon humaine préférée dans toute l'histoire de l'humanité. Ma confidente qui sert à la fois de coffre et de trésor. Je souffre à l'idée de ne pas être capable de la protéger de tout, constamment.

Wallace, Oliver × Mon héros personnel. Celui qui m'a toujours semblé avoir réponse à tout et que j'ai très à cœur de rendre fier un jour. Il est un exemple complet de réussite et je me retrouve dans son accomplissement personnel, bien que différent du mien.

Wallace, Jonathan × C'est grâce à lui si j'ai pu partir suivre mes rêves et tracer ma route au fil du vent. S'il m'avait demandé de rester, je l'aurais fait. Mais il m'a encouragé à suivre mon cœur, se sacrifiant une fois de plus pour me préserver des regrets.

Wallace, Jimmy × Mon irremplaçable, inimitable et indispensable Jimmy. Petits, nous étions comme cul et chemise. J'étais la chemise. J'apprécie toujours sa compagnie plus que de mesure et il est celui que je contacte en premier quand une connerie sur la route me rappelle à lui.

Wallace, Alexander × Mon père est et a toujours été mon sujet de photographie préféré. Chacun de mes projets pour les études a jusqu'à présent été entièrement tourné vers lui. Son métier. Ses mains. Son courage. Mon inspiration.

Wallace, Mary × Je l'ai vue faire des grimaces et tant de sourires sur les photos des autres mais je n'aurais jamais eu le temps de la connaitre et de pouvoir la capturer vraiment. Ma mère est un souvenir contredit par son propre douloureux sursis.

Stanford, Sahara × Notre petite cousine est un incapturable sujet à qui je m'efforce de rendre hommage tandis qu'elle me résiste sans y penser. Je n'aurais de repos qu'en trouvant son vrai visage sur une photo.

Wallace, Maddie × Mini-Ashley, mission protection numéro deux. Je jure sur toutes mes pellicules que jamais aucun "Benjamin" osera penser à elle sans ressentir un étrange picotement dans l'anus.

Burton, Charlie × Un molosse rompu par les flots que ma sœur a recueilli et qui a obtenu la brillante note de zéro au test du "Potentiel Benjamin" auquel il a fallu le soumettre. Artiste lui aussi, il est d'une douceur qui m'inspire.

Olsen, Sofia × La seule créature autour de moi a avoir été photographié autant de fois que j'ai pris de clichés. Elle comprend mon langage et nos rares rencontres m'ont donné des idées qu'il me tarde de partager avec elle.

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