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» roman «

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MessageSujet: » roman « Mar 5 Avr - 11:08




ROMAN “HADES” OLSEN



ft Ben Robson


I'm scared to get close and I hate being alone.
I long for that feeling to not feel at all.

rescapé ; nouveau



» Carnet de santé «
Dans une euphorique clairvoyance aux épaisses contradictions, j’ai blessé mon corps d’enfant qui ici fut soigné et guéri sans convalescence d’une délicatesse haranguée par le supplice de n’être aimé qu’en échange d’infâmes prodiges. J’y suis depuis venu tirer mon sang auquel mon baptême déplait sans y trouver de remède afin que l’on m’adoube et m’emploie, séduit par le pédigrée qu’ont forgé des années d’exigences inconnues de la passion et ses caresses.


» Son histoire «

Il y a deux décennies, un couple a fait de moi leur propriété. Ils ont choisi mon corps inachevé parmi les autres afin qu’ailleurs posé, il vienne compléter leur héritage à la dichotomie persistante. Leur exigence sans cœur a façonné mon caractère qui dans l’ombre s’autorisait une parodie d’enfance auprès d’une sœur qui, dans l’exorde, aurait préféré me rendre. Dans leurs dissentiments sans dissonance nous avons appris les fondements de la discorde et le règne imposé aux effusions de sentiment ainsi que le sort réservé à celui et à celle qui viendrait à se montrer impudique ou pire : ému. Encaissant palabre sur coup, nous nous sommes vus forgés dans l’excès par la misère du reste jusqu’à être dissociés, répartis et maintenus séparés étendant notre gouverne chacun sur un continent différent.
J’ai grandi sans attention de la part de notre diplomate de père, seulement bercé par sa courtoisie formelle, ne partageant que peu de conversation en dehors de la progression précoce de ma réussite scolaire. Accompli jusqu’à élever les soupçons, j’ai été testé et l’on m’a diagnostiqué une double sentence reçue avec inertie dans mon semblant de famille : j’étais surdoué, mais j’ai avant tout eu l’indélicatesse de révéler une déficience à l’adaptation sociale qu’il n’aura jamais acceptée, tant elle fut perçue inélégante. Mais, aux portes de l’adolescence, je recevais en ma sociopathie l’exhortation de mes déficiences, la justification de mes émotions sibyllines et un soulagement qu’épaississent parfois encore mes ténèbres : J’aperçois par intervalles irréguliers un monstre tapis dans la caverne qui me sert de remparts contre les autres. Il murmure d’une voix gutturale des injures qui résonnent jusqu’à l’intérieur de mon crâne jurant mais perdurant, plié sous son soliloque qu’aucune de mes pensées n’interrompt jamais.

Il y a deux ans, j’ai trouvé en l’Information une source intarissable de pouvoirs que peu de gens protègent, ou bien le font mal. S’y cachent vices et avaries, des secrets que l’on condamne par lésine sans y résister puisqu’ils perdurent, immortels monceaux de passé figés comme une endémie dans les couloirs du temps. J’ai trouvé dans cette déité le paradoxe lié à leur petitesse abrutie par l’ennui dont mes tripes s’étaient éprises avant même d’en faire l’impromptue rencontre. Ainsi ai-je œuvré autodidacte, récoltant à les entasser des données implexes et sinueusement éparses jusqu’à tisser une toile sous la toile, noire de leurs lubies, trouée par leurs fautes et précieuse de n’être vue de personne. Se sont profilées des monomanies endangées par l’ardeur et une répétition à en crever les yeux des barbares. J’ai semé les graines d’une révolution ciselée par mes nerfs ne supportant d’être soumis qu’à une cause dont la noblesse se trouverait proportionnellement entêtante à la cadavérique empathie qu’ont endormie en moi des années d’abus. Alors j’ai appris, suis tombé, ai suivi les chants de sirènes jusqu’à haïr sans passion leurs voix enchanteresses que les autres arpentent comme des corps amoureux pour échouer constamment à retrouver un semblant de moi dans leurs hobbies, un rien de mes peines dans leurs peurs, juste un peu d’âme dans leurs distractions ou ne serait-ce qu’un bout de mon cœur dans le sacrifice de leurs innocences. J’ai enterré mon père tombé en pleine ambassade, expirant en plein jour et dans la foule l’horreur de son dernier souffle. J’ai craqué ce qui autrefois aurait pu être un rire devant le pathétique spectacle que son élitique éthique aurait abhorré. J’ai appelé ma sœur quand il nous a légué sa fortune en pâture, l’accrochant à ce qu’il restait de son nom afin que tout comme lui, elle perdure. « Eric est mort. » ─ « Ah oui ? » ─ « En public. » Son rire. « Comment ? » ─ « Crise cardiaque. » ─ « Alors il avait un cœur, en fin de compte ? » ─ « Qui l’eut cru ? ». J’ai appris ensuite qu’elle avait cédé tout son héritage, l’avait donné sans baptême à un hôpital où séjournait une femme qui, autrefois, avait été la meilleure des mères. Une reine, une fable, une légende urbaine pour nos enfances où séjournent encore le fantôme de celle qui a occis nos rêves. Alors défait de l’emprise du monstre enfouis dans son sépulcre d’Asie, j’ai fait mes adieux à cette terre d’asile et n’ai emporté avec moi que le brûlant désir de m’arroger un pouvoir que la justice néglige et méprise depuis trop longtemps. J’avais avec moi une trace épaisse dans les ténèbres, une piste dont la noirceur de sang rendait le chemin scintillant d’innocence rivé droit sur New-York.

Il y a deux mois, j’ai songé un instant à un monde sans douleur. J’ai rêvé quelques temps d’un endroit où ne règne ni crainte, ni peine et où les bons sentiments font loi. J’ai tenu par la gorge cette vision fragile afin d’en imprégner mes sens faits d'une infrangible détermination de ne pas permettre ce que le système dans ses imperfections autorise ni regarder faire ce que l’homme corrompt comme l’on envoie un enfant au bûcher. J’ai compris comment défaire l’institution ancrée profondément dans les veines d’une ville qui avait laissé grandir ma sœur sans moi. J’ai su infiltrer leurs rouages afin que s’abatte sur ces assassins la main vengeresse d’une déité binaire qu’eux-mêmes avaient engorgée. J’ai cessé de lire et d’écouter avec horreur qu’ils tenaient des fillettes en esclaves, les réduisaient à l’état de rien pour les faire s’entretuer ensuite sous leurs paris ou danser sous leurs graveleuses obscénité. J’ai mis ma raison en cage et mon corps sur la ligne en partageant mon plan comme l’on bâtit un échafaud alors traitre, piégé. J’ai saisi l’opportunité, bien qu’infinitésimale, d’accomplir ce qui avait attiré mon entière existence loin du pays m’ayant fait grandir sans émotion. J’ai forcé une rencontre avec la personnification de mes idéaux violents et ai saisi la chance de nous accomplir tous deux alors devenus les instruments d’une vengeance pour les autres. Je lui ai donné un nom qui trainait au fond de mon crâne : Hadès, maître des enfers où se stigmatisent les injustices quand les morts expient leurs dettes, le tribunal qui manque aux hommes. Mon sang a annoncé en prophète l’annihilation des coutumes que mes pulsions condamnent. J’ai exercé en prodige la mise en scène d’une décadence orchestrée sans remords par des sens vieux comme la terre et baptisés par le monde auquel ils obéissent sans étreinte, sans lumière. J’ai vécu dans mon antre en braquant mes sens vers le carnage éphémère et devenu Hadès suis parti à la recherche de mes frères. Le premier errait dans les rues, trainant derrière lui des notes de musique comme l’on sème l’écho d’un nom qui ne nous appartient plus vraiment. Il cherchait ceux qu’il n’aura trouvé que morts, ravagé par l’intense, détruit par la perte et décimé, à n’être plus qu’une idée fixe qu’il chante encore souvent. Il me répète ce que lui confie la rue tandis que je cherche la sœur qu’ont égaré les monstres. Alors j’ai saisi son cœur agité et lui ai tendu en bon faussaire une citoyenneté qui lui a permis de rester en enfer. Il manquait une tête à Cerbère. Et j’ai recueilli mon dernier tiers dans les quartiers pauvres de Harlem. Il y prolongeait ses journées, se dévouant comme l’on s’offre en pâture à des hordes désœuvrées parce qu’abandonnées par ceux qui salissent la profession qu’il s’est choisi en répondant à sa sidérale vocation. Se logeait déjà au fond de ses yeux bleus la ténacité d’un dieu et j’ai entamé avec lui un dialogue se soldant par l’offre scabreuse d’informations qu’il a pu confier à sa sœur par de subreptices moyens que je n’ai jamais choisi de connaitre. Alors entier j’ai accompli mon œuvre dans l’horreur absolue et suis devenu, choqué, le bras vengeur de générations étrangères sur lesquelles nous veillerons, avec mes frères.

Il y a deux jours, je me suis laissé faire et ai écouté le bruit de l’os contre le bois battu trois fois. Mes organes réprimandés se sont tus, retenus comme prisonniers d’une parenthèse sur laquelle ils n’ont appuyé aucune obédience, lorsque j’ai posé les yeux sur ma seule famille au monde. Elle était maigre, fatiguée, impériale. J’ai eu le sentiment de voir en elle un reflet sur mon âme. « Il parait que tu as fait de moi un oncle. » La crainte, la culpabilité, la tendresse et un amour profond se sont succédé dans le regard de ma sœur que je n’avais jamais connue si transparente. J’ai senti sa main serrer la mienne si fort qu’elle aurait pu la rompre lorsqu’elle m’a attiré sans un mot dans l’appartement. Réconforté par le silence, j’ai trouvé sur son visage le même soulagement qui devait gouverner le mien à déranger mon souffle précipité par la réalisation soudaine d’avoir été longtemps tenu séparé d’elle. Gouverné une seconde par la sensation étourdissante de n’être âgé que de dix ans, j’ai saisi l’inattendue urgence de me laisser vivre pour la première fois depuis des mois que multiplient des mois. Ainsi s’est-elle rompue en suivant mes défenses lui offrant à jamais une fidélité sans faille, laissant échapper une larme ravageant sa joue, sa pommette creuse et la caresse de mon pouce. Elle m’avait manqué aussi. D’un manque encombrant que j’ai charrié dans l’ombre que projettent les précipices de mes passe-temps sur le reste de mon monde, diurne et irritant. « Viens rencontrer ton filleul. » Une autre l’aurait peut-être posé comme une question. J’ai marché dans le sillage qu’elle a tracé avec grâce en méditant sur le rôle qu’elle m’a irrévocablement octroyé en mon absence. Mes désirs exsangues ont trouvé dans le grain de sa voix rayée par la crainte une absolution inattendue, l’aveu sans culpabilité d’une faute faite à la mémoire des enfants que nous avons été, il y a quinze ans. Sofia s’étant seule pardonnée a révolutionné mes idées d’elle tout en retenant contre mon nom une peur aussi violente que la mort suspendue au cou d’un pendu. J’ai perçu dans son regard une terreur et sa promesse jumelle, un sentiment nouveau et encombrant, qui a étudié sans pudeur chacun de mes gestes et toutes mes intentions. Mes émotions marmoréennes précipitées sur son berceau ont trouvé les yeux de l’enfant avant toute chose et dans cette infinie seconde s’est taillé dans mon monde une brèche adoptant ses moindres contours. Conquis sans lutte par une assourdissante allégeance, j’ai cueilli dans sa naissance  un nom à poser sur ce qui motive chacune de mes bassesses, une raison d’être. Sa simple venue, sa seule existence a imposé, sur moi, celle d’un sourire que je n’avais plus senti depuis des décades ; j’ai dû le mordre pour le garder un peu, le goûter et reconnaitre la nouvelle saveur de mes lèvres. Ma sœur ainée alors satisfaite a impérialement hoché la tête. « Bien. » Et m’entrainant dans une autre pièce, m’a donné un verre au fond duquel trainait une porte ouverte : « Et maintenant ? » raidie comme une perche. « Maintenant, » j’ai senti mon écholalie, « je reste. ».


» Liens & Accointances «

Olsen, Sofia × Ma sœur en tous points mon égale est une merveille rescapée des cendres que j’ai loin d’elle ingurgitées à en tapisser mon être défait de force que vient décupler la sienne. A jamais sien avant quiconque, j’œuvre chaque jour pour qu’elle me choisisse et me garde encore.

Burton, Charlie × Son cœur pur pose une emphase sans pareille sur les carences que ma sœur embrasse et comble par son biais constamment fiable. Fragile et transi par une abnégation sans dieu ni maitre, il est peut-être le secret d’une passion saine.

Olsen-Burton, Aaron × Il est la raison pour laquelle je m’acharne à changer un monde rompu par la haine, déchiré par l’injustice et bouffé par la guerre comme une gangrène. Je mets mon allégeance au service de son avenir et mes talents aux pieds du moindre de ses rires innocents.

Bennett, Melitta × La seule conséquence de mes choix brutaux sur laquelle je peux poser les yeux. L’unique merveilleuse preuve que mes actes n’ont pas été vains dans leur infernale horreur. Un totem que je préserve en attendant que son cœur lui revienne.

Bennett, Éros × Sorti, comme né de la pénombre, il a compris mes intentions en enchérissant d’une douceur guidée par l’extrême, d’une violence profonde comme un poème et d’une efficience aux origines de ma vie nouvelle.

Cortes, Nathan × Le Colombien au cœur damné par une impossible confusion est devenu un allié précieux dont la tendresse et la chaleur assentissent mes convictions de devoir lui rendre au centuple ce que ses échos en musique me rapportent.

Austen, Sam × Je n’ai jamais conversé avec lui que virtuellement, ainsi ne connait-il qu’Hadès auquel il répond avec humour et prévenance, me rappelant qu’une vie m’attend peut-être, en dehors des braises et des obsessions ardentes.

Stanford, Sahara × À venir.

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MessageSujet: Re: » roman « Dim 19 Mar - 22:29




ROMAN OLSEN



ft Ben Robson


Don't you ever tame your demons
But always keep 'em on a leash

rescapé ; nouveau



» Carnet de santé «
L'occasion de caser quelques anecdotes avant de passer aux choses sérieuses ? Bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla.


» Son histoire «

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» Liens & Accointances «

Olsen, Sofia × Yadi, yadi, yada.

Burton, Charlie × Yadi, yadi, yada.

Olsen-Burton, Aaron × Yadi, yadi, yada.

Bennett, Melitta × Yadi, yadi, yada.

Stanford, Sahara × À venir.

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