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» sam «

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Messages : 236


MessageSujet: » sam « Mer 17 Aoû - 1:00




SAMUEL “SAM” AUSTEN



ft Matt Cohen


J'vous donne tous 20 et ceux qui m'les brise
j'leur enlève des points pour les calmer.

rescapé ; nouveau



» Carnet de santé «
La première fois que je suis venu dans cet hôpital, j'étais à poil. J'étais tout rouge, gluant, et j'arrêtais pas de gueuler. Faut dire que j'avais pas mal picolé. Ma mère avait bu un verre de whisky pour son anniversaire. Quand je suis ressorti, j'étais sapé, propre et rempli de lait. J'ai rien compris. La dernière fois que je suis venu, je lâchais pas de la main celle d'une gamine qu'on a auscultée, nourrie, réconfortée et soignée pendant qu'une de mes sœurs lui expliquait avec douceur ce qui allait se passer maintenant et que d'autres s'occupaient à sermonner sa mère ou ce qu'il en restait dans la chambre d'à côté. C'est avant tout un endroit où tout se fait, où tout change, où l'on pleure rit, attend. C'est une gare des cœurs. Un théâtre de bouleversements où l'on ne m'invite que rarement.


» Son histoire «

06:01 – ♪ Listen, baby. Ain’t not mountain high, ain’t no valley low… ♫ Naan. J’entends pas. C’est pas la rentrée. C’est même pas la fin de l’été, c’est impossible de toute façon : la feuille que j’ai agrafée à l’arbre tient encore. C’est inacceptable, j’veux pas y aller. En plus il y a Dwayne dans ma classe. Il est tellement méchant et cool. Il se moque tout le temps de mes bras. Mais je suis allé à la salle tout l’été, ça va bien se passer. Tout ira bien. Mes hanches me trahissent, ah, je me dandine. Maudit Marvin Gaye et sa voix onctueuse comme une tartine beurrée. « Ain’t no river wild enough to keep me from getting to you, bay-bah. » quel vibrato, wesh. Il fait tellement chaud. Ah, voilà, rien qu’une jambe qui sort de sous le drap. Mais faut pas qu’elle pende trop vers le dessous du lit. Ça fait peur, après. Vas-y, fais la vague, fais la vague. Wooh. Dans les dents, Beyoncé. J’ai faim, un petit peu mais pas trop trop. « Jarvis, ouvre les volets. » Pas de réponse ? « S’il te plait ? » Très bien, j’ai compris, j’ai une théorie. Môsieur préfère servir les playboys génies millionnaires et philanthropes. Ça marche, en tout cas, dans les films qu’adore Sherly. On enlève le drap ? qui est en faveur ? Attendez, on va se sonder pour savoir si on a plus faim que sommeil. Oui, vessie ? On a envie de faire pipi ? Très bien alors c’est décidé. Un-deux-trois-exposition totale ! Nooon. Humf. Arh, ce sol est des plus inconfortables. Allez, sur les pieds ! Wooh. Pas chassé. On mouline, on mouline, aaah le soleil ! Non je déconne, il est encore tout moisi à cette heure-ci. Mon téléphone, ah, voilà. Tais-toi donc, sacripant de réveil. Un sms de Cherry. Que je la prévienne si je tombe amoureux aujourd'hui ? Tout est normal. Un jour je vais croiser Cupidon dans la rue et je ne saurais même pas que c’est lui. Peut-être que je l’ai déjà croisé. Peut-être que c’est mon voisin, José. Une chose est sûre, il faut que j’arrête de m’approcher d’inconnus en leur disant « Mon amour ? » - « De quoi ? » - « Hein, non non, rien. Lalala ce qu’il fait beau aujourd’hui. On dirait que ça se gâte, tout de même, il y a comme un petit fond d’air frais. » Allez, à la douche. Ah, le carrelage est froid. Je l’ai touché si foreuh que mes miches s’en souviennent. Douche chaude ou froide ? Le tiède, c’est pour les faibles. Va pour froide, non, fraiche comme le fond de l’air, voilà. Fraiche. J’avais envie de faire pipi, non ? Ah voilà, c’est parti. « Jarvis ? Prépare les pancakes. » Brrh. Ça fait du bien. Bonjour jeune homme, est-ce que tu piques ? Oui, un peu. Bon je me rase, mais c’est bien parce que c’est la rentrée et que je vais avoir droit à pleins de bisous de retrouvailles. Vil rasoir, tu t’en sors bien pour cette fois. Attention, sous le nez, faut se concentrer. Voilà, tout propre. Est-ce qu’on fait comme Kevin McCallister avec son after shave ? Pour marquer le coup, allez. Aaaaaaaah ! Hinhin. Ça suffit, on s’habille. Bigre ! Point de pancakes. « Diantre, Jarvis ! » il me parait bien inutile pour un I.A. si populaire. Qu’à cela ne tienne, on va quand même pas se laisser faire. De la farine, des œufs, du lait. Mmh. C’est quand même pas si compliqué. Pssht, aaah les petites cuillères ça éclabousse dans l’évier. J’ai le temps de sécher. Allons nous brosser les dents. Tiens, re-bonjour jeune homme. Tout va bien se passer. Ça va même peut-être être un peu chiant. Ça se trouve. Des fois. On sait jamais. « C’est toi le patron. » Ouais, c’est moi le bonhomme. C’est moi l’patron.

07:30 – « Non, jeune fille, figure-toi que je ne pique pas. C’est scientifiquement impossible. Il a été établi par toute une troupe d’experts en blouses blanches – ou jaunes, ils sont farfelus parfois – et par le biais du revers de leurs petites mains poilues contre ma joue – comme ça – que je ne piquais pas. Ainsi, te trompes-tu. » Oh, qu’elle est choue. J’essuierai quand même un peu ce bisou quand elle se sera retournée. Voilà. Que disions-nous, donc ? Ah oui, le terrifiant premier jour. « Ne vous inquiétez pas, Madame Whi- Mademoiselle ? Très bien. Ne vous inquiétez pas, Mademoiselle White- ah bah non, comment, du coup ? Jonhson. Pas d’inquiétude, on y va tranquillement aujourd’hui. On va se réhabituer à la salle de classe, se raconter nos étés, apprendre nos nouvelles responsabilités, savoir ce que l’on attend de nous maintenant que l’on est plus grands. Rien de majeur, on se réintroduit en douceur dans le rythme de l’école. » Oula, Dwayne arrive. C’est qui le patron, c’est qui le patron ? « Hé Dwayne, ça va mon grand ? » Ouais, un check ! Il est tellement cool ! Donc JE suis cool. Pfou. Quelle belle journée. « Oui Madam…oiselle, ils finissent toujours bien à 17h. Et hum, oui, moi aussi, pourquoi ? » Très bien, très bien. Prenons nos distances. Biip biip. Zone de sécurité. « Vous m’excusez, je vais retrouver les enfants dans la salle. Oui voilà, à tout à l’heure. Ah ah. Oui, oui. » Voilà voilà. Ils ont déplacé mon bureau, pourquoi ils déplacent tout le temps mon bureau ? Combien j’ai d’élèves cette fois, 25 ? Ça suffit pour soulever un bureau de trente kilos ? Hinhin. « Re-bonjour, jeunes gens. » Ils sont tellement mignons. Aussi frais que le fond de l’air. Ils sont tant de canevas purs et blancs sur lesquels il m’appartient de dessiner les prémices des œuvres que tous deviendront grâce à l’éducation, la curiosité, l’étonnement et la soif d’apprendre. C’est dans cette salle que se rend la justice. C’est ici que se décide l’avenir du monde. Avec mes athlètes. Mes champions. « Jessy, récupère tout de suite cette crotte de nez. »

09:00 – Marc a un nouveau t-shirt Superman, je suis envieux. Sherly l’adorerait. Mais moi j’ai pas vraiment  le droit d’en porter, c’est dégueulasse. Sous prétexte que je suis un adulte responsable. Comment ça, est-ce qu’elle va mieux ma copine ? « Que veux-tu dire, Gracie ? » Ah. Oulah. Ah. « Alors, hum. Quand je disais qu’elle me pétait les nerfs – et je n’aurais pas dû dire ça, les enfants – ça ne voulait pas dire qu’elle pétait comme ton papy qui s’est fait opérer du colon, non. C’est une vilaine expression pour dire qu’on ne s’entendait plus très bien. Oui, Donnie ? » Oh. Brave petit. « Non, ce n’est pas tout à fait pareil pour nous. Nous n’avons pas besoin de divorcer puisque l’on ne s’était pas marié. Disons simplement que je ne la vois plus. » J’aurais pas dû le dire comme ça. « Seamus ? » J’en étais sûr. « Alors non, elle ne s’est pas faite écraser et elle n’est pas devenue invisible non plus, même si ça aurait été fort cool. Nous n’étions plus amoureux et avons décidé de ne plus vivre ensemble. Cela dit, les enfants, et c’est un peu là que je m’interroge : est-ce vraiment intéressant ? » Si on pouvait éviter d’entrer dans les détails, ce serait parfaitement top. « Tessa. » Est-ce que ça veut dire que je suis célibataire ? « Oui, exactement. » Ah, c’est pour sa Maman qui a demandé de demander en disant bien de dire que c’était pas elle qui demandait. « Ah ah. Alors ce que l’on va faire c’est que l’on va complétement changer de sujet et en revenir à ce dont nous parlions tout à l’heure et qui est écrit au tableau, hein. ‘Ce que j’ai fait pendant mes vacances.’ Oui, Dwayne ? » Reste cool, c’est toi l’adulte. Je maîtrise. Je maîtrise grave. Je maîtrise tellement qu’on m’appelle DJ Master Sam. Et ben, morbleu ! « Hum… oui, oui Dwayne j’ai fait beaucoup de sport cet été. » Il a remarqué ! Les bénéfices de la rupture, mes amiños. J’ai l’air plus musclé, surtout des bras ?! « Merci, mon grand. C’est gentil. » C’est le plus beau jour de ma vie.

12:00 – Je n’avais jamais vu quelqu’un si heureux d’avoir un gros bleu sur le tranchant de la mâchoire. Il m’est douloureux rien qu’à voir et d’autant plus qu’il se trouve sur cette mâchoire-ci. Mais quand on voit grandir des sœurs telles que les miennes dans cette famille qu’est la nôtre on apprend très vite à ne plus s’inquiéter de la sécurité des unes et des autres. Lina semble complétement transie, enthousiaste et lumineuse d’arborer son coup qu’elle a accusé avec suffisamment de panache pour n’en tirer qu’une leçon revitalisant son dynamisme. N’empêche, ça me fait tout drôle. « J’ai envie de péter la guibole de celui qui t’a fait mal. » Oui, j’ai dit guibole. « Quand on travaille avec des enfants on apprend à dire des choses comme ‘guibole’ et ‘ventre-saint-gris’. » même si c’est pas du tout vrai pour le deuxième et que j’ai juste soudainement eu envie de le dire. Mais on apprend surtout à devoir, et malgré nous, lâcher prise. « Tu pourrais dire quelque chose de cliché comme ‘Tu devrais voir la tête de l’autre’. Fais des efforts, flute. » Ha ha. Bande de folles. Elles ont beau se moquer de moi, leurs rires me sont encore irrésistibles. « Bon, allez. Lili. » faut qu’elle le dise ou j’arriverai pas à retrouver l’appétit. Je devrais voir la gueule de l’autre type. Aah. Voilà. Et ce sourire polisson qui ne ment pas. Parfait. « J’en étais sûr. Canaillou. « Ses entrainements sont quand même trop musclés. Elle est pas à Quantico, bouse. Sasha a soupiré. Da fatigue ? Inquiétude maximum. « Je t’avais dit de ne pas déménager toute seule, on aurait pu le faire ensemble Mercredi. » Non, Sam, te dit-elle, Papa l’aide et ils ont déjà quasiment terminé. Ce soir, on habitera avec son grand frère d’amour. Mon cœur est en joie. Elle débute son stage chez le formidable psychiatre de St Trinian's en fin de semaine. Mon appartement s’en trouve à deux stations de métro, c’est le pied. Enfin, le panard, mais ça on le dit pas à voix haute. Oh non. Rrrhh pfiiiou. Zzzzz. Hinhin. « Je chamaille. Mais les conventions Sherly, j’en ai assez mangé pour l’année. » Mais c’est une expo Stan Lee ! Qu’est-ce que je ne comprends pas là-dedans ? Bordel. Espèce de fou au cœur d’adamantium. En plus elle a déjà presque fini son cosplay. Elle aura l’air de quoi en Elektra, sans sa moitié ? « D’une tueuse indépendante et pleine de ressource qui n’a pas besoin qu’un avocat aveugle vienne lui prendre la main ? » Mais on habite en plein Hell’s kitchen, à la fin. Est-ce que mon cœur a disparu avec le dernier des Géants de glace ? « Je ne sais pas quoi répondre, alors : … » alors quoi ? « Bah rien, je ne sais pas quoi répondre. » Tiens, qu’elle prenne un bout de pain, ça lui fera du bien. C’est français. Sasha a aperçu Celle-dont-on-ne-prononce-plus-le-nom hier dans la rue. Ça ne m’intéresse plus. Non, non. Elle était mal sapée. Lina confirme. Et qu’est-ce qu’elle a grossi. Ah ! C’est vraiment une journée fantastique.

14:00 – « Attention les enfants, tout le monde lève les bras ! Voilà, bien haut ! » Ah. C’était pour rien mais ça me fait du bien de voir que j’ai de l’autorité. « Donc comme je disais, cette année, grande nouveauté, attention, vous l’avez peut-être remarqué mais on ne fait plus de sieste après manger. » Je vois que la nouvelle bénéficie d’un accueil mitigé. Je sais pas à quoi s’attendaient ceux qui n’ont pas roupillé ces deux dernières heures. Ils ont dû se dire qu’on a complétement oublié de les coucher. Ils se sont peut-être même bien foutu un peu de nous. Sont fous ces adultes. « Et puisque ça vous inspire, on va commencer un peu les choses sérieuses. » Hé ouais, les gars. Je cache des trucs dans mon sac de sport. Ça vous la coupe. « Est-ce que quelqu’un peut me dire comment s’appelle cet objet ? » Quatre mains levées. C’est un plébiscite. Ils sont au taquet. « Oui, Andre ? » Presque. « C’est bien, mon grand, pas loin. C’est un instrument de la même famille mais ce n’est pas une guitare. Ce petit bonhomme est un ukulélé. Vous pouvez le répéter ? Ukulélé. » Trop mignons. On dirait une secte. Et avec votre esprit, moui moui. Ah, ça impressionne toujours un peu les premiers accords. « Le ukulélé est un instrument à cordes pincées. Comme la guitare, le banjo ou la contrebasse. Et il vient d’ici. » Mmh, voilà, tout ça, là. « La Polynésie. » J’en étais où de ma mélodie ? Là. « Et tout particulièrement de Hawaï, notre cinquantième État. Hawaï a rejoint les États-Unis d’Amérique le 21 Août 1959. Oui, Dwayne ? » Ah ah. Quel butor. « Non, je n’étais pas né. Ta Maman peut-être. » Bim. « Je vais vous raconter toute l’histoire d’Hawaï. Mais d’abord, ceux qui connaissent la chanson peuvent la chanter avec moi, d’accord ? Tout doucement. » Ils boivent mes ‘Ouuh’, c’est un bon présage. Ce qu’ils sont choupi quand ils sont fatigués. On dirait que certains commencent à pencher du côté où ils vont tomber. « Somewhere over the rainbow, way up high, and the dreams that you dreamed of once in a lullaby… » On s’imprègne de la musique. On la laisse faire. S’insinuer dans nos veines. On écoute ces paroles et chaque fois qu’on les entendra, on se souviendra de ce qui a suivi. « Where trouble melts like lemon drops, high above the chimney top, that's where you'll find me. » Et on amorce l’histoire d’Hawaï en musique afin qu’elle reste et qu’on s’en souvienne. Qu’elle demeure là, aussi immuable qu’un refrain à l’épreuve du temps et ses assauts incessants sur notre mémoire. Parce que la musique, comme l’accès au savoir, est un outil indispensable pour anoblir les esprits. « À qui ça en bouche un coin ? » L’unanimité ! Mon petit cœur se pince, submergé par une bouffée de tendresse qui de tous nos yeux émane. Ils sont géniaux. Qui a besoin d’un t-shirt Superman.

18:00 – « Harlem est un berceau culturel riche de sens, d’inspiration, de cœur et de musique. Partout où on va, quelqu’un s’exprime. Par des tags, par le chant, par le sport, par la mode… et vous savez ce qu’ont en commun ces artistes, en dehors de leur hargne et de la volonté de s’en sortir ? Ils se sont éduqués en choisissant leurs idoles. Ils ont trouvé quelqu’un qui, un jour, a fait ou dit quelque chose qui a donné à leur vie un sens. » Et ça me tue, ça me coupe le souffle, ça m’empêche de dormir quand j’me dis que ces mômes me croient pas. Qu’ils peuvent pas prendre au sérieux une Blanche-Neige protégée du ghetto, qu’ils parlent pas la même langue que moi et tous mes Noëls, moi et mes vacances en famille, mes écoles, mes parents, mes repas chauds, mes amis, mes rêveries, mes chances. « Et leurs idoles, elles ont compris les premières qu’on ne peut se limiter à ce que certains nous disent qu’on ne peut pas être. » Alerte à tous les étages. J’ai besoin d’un exemple. « Quand on vous dit : tu ne seras jamais ça. Tu ne feras jamais ci. Tu ne réussiras pas. Tu ne peux pas. Tu n’y peux rien. Ce ne sont pas des consignes, mais des échos. Les échos de chansons qu’eux-mêmes ont entendu autrefois, en lesquelles ils ont cru et qui les ont rompu et forcé à poser sur le monde – sur vous – ce regard qui fout de la haine au fond des vôtres. Qui vous dit que vous pouvez devenir chirurgien, architecte, physicien, pompier, astronaute, pilote, auteur ou autre ? » Moi. Mais ça suffit pas. « Si vous voulez changer le monde, si vous voulez ne serait-ce que changer le vôtre, donnez-lui une idole de plus. Quelqu’un d’admirable, qui défende un message. S’il ne se trouve là dehors aucun champion à la hauteur, qu’est-ce qui, aujourd’hui, vous empêche d’en devenir un ? » Ah. L’argent. « Le tout premier Secrétaire du Trésor d’État était un orphelin immigré des Caraïbes qui a gravi les échelons politiques en plein cœur d’une guerre. Il a écrit la majorité de notre actuelle Constitution et fut l’un de nos Pères Fondateurs. Sa plume a changé le monde. »  Et le plus beau ? Tiens. « Son visage est imprimé sur tous les billets de dix dollars. » Ils sont sciés. Ain’t no mountain…  J’ai réussi ! Ils m’entendent. Ventre-saint-gris.

22:00 – « Comment tu vis ton installation chez le paria de la famille ? T’as pas trop honte ? Collabo. » Elle pense qu’elle s’en remettra et elle s’y connait en remettation. Brave petit soldat. J’ai une mélodie de piano dans la tête. Ce que je fais ? « Je joue de mon piano invisible. Il est sympa mais il se la pète un peu, je l’appelle Rodrigue. » Il est chiffon parce qu’il a perdu les pédales mais j’y suis quand même pour rien si on sait plus où elles sont. « Combien tu veux de sauce ? Un peu, beaucoup, à la folie ? » Je pourrais passer ma vie à cuisiner pour elle et lécher les ustensiles quand elle regarde pas. J’ai même fait un superbe dessert, parce qu’aujourd’hui, on se fête. Elle et moi, à nouveau sous le même toit. Mais je l’invente, cette mélodie, où je l’ai déjà entendue ? C’est un cas des plus mystérieux. Si seulement j’avais des connexions dans la police pour mener l’enquête. Messagerie. Sherly. Comment c’était la fac, aujourd’hui ? Je suis fier de toi, petite fille. Lina. Soigne-moi ce bleu, il m’a l’air louche. Le genre à mettre un pull sur ses épaules parfois. Je t’aime, ma grande. C’est beau, c’est bizarre. D’habitude c’est soit beau soit bon. C’est bon ? Aah. « Merci madame. » Je te regarde et j’ai envie de te promettre que je ne mourrai jamais. C’est submergeant. Moi vivant, Sasha, je crèverai pas. Au fait. « Mmh ? » Oh oui, quelle horreur. Si tu l’avais vue sale, vide, blasée. Complétement abandonnée. Je savais pas à quoi je m’attendais, en ouvrant cette porte. À quelque chose de pas beau, mais pas à trouver une enfant mal nourrie et délaissée par une mère meurtrie par la drogue. Les mômes du quartier me l'ont balancée, ils commencent à me faire confiance. Jour 834 : j'ai enfin infiltré leurs rangs. J'vais pouvoir avoir une poignée de main secrète. « Comment va-t-elle ? » Ah. Vraiment ? C’est incroyable. « T’es incroyable. Et sa mère ? » Tant mieux. Je sais pas ce que j’aurais fait si j’avais pas eu Sasha pour me guider dans chaque étape. « De quoi, ça ? » Ah, oui c’est nouveau. Parait que ça s’appelle un bracelet brésilien. « C’est adorable, non ? Une de mes gamins me l’a donné ce matin, elle a appris à les faire pendant ses vacances. Parait qu’on est amis pour la vie maintenant. », elle l’a fait ‘noir comme dans ta veste en cuir’ parce qu’on peut pardonner les fautes de grammaire mais les fautes de goût, ça, jamais ! « Comment tu trouves ? C’est une Maman qui m’a donné la recette. » N’importe quoi, je suis déjà bon à marier. « J’étais pas chaud jusqu’à ce qu’elle me dise ‘vous verrez, c’est frais.’ » Frais comme le fond de l’air ? Je fonce. Attention aux cuillères, ça éclabousse. Je gère. Je gère tellement que j’suis DJ Gestion Sam. Aah ! Il est parfait ce canapé. Je suis content d’avoir eu mon mot à dire le jour où je l’ai acheté. « Mais bien sûr qu’il est sympa finalement. Et poli comme tout, tu verras. Qu’est-ce qu’on regarde ? » Aah, ma petite Sasha. Parfait. Parfait, parfait. Ce soir est un soir de fête. Moi, prêt ? « Yep. » En plus il est géant mon dessert, et carrément isocèle, c’est dingue. Attention. Mmh mmh. « Naaaaaaaah ! Tsigenya ! Babati, tsi babaaa… » Est-ce- ? Oui, c’est un frisson. « Et voilà, ça fait combien de fois qu’on l’a vu celui- ? » Elle dort. Je suis complétement réquisitionné de l’épaule. Il est où, mon télé- ah. Réveil. 6h01. Y a que les fous qui peuvent se lever à 6h du matin. Sacrebleu, j’ai oublié de répondre à Cherry. Messagerie. Est-ce que je suis tombé amoureux, aujourd'hui ? Est-ce que j'ai eu des sueurs et des papillons ? Est-ce que la foudre m'a frappé sur pattes, est-ce que je trouve mignons les piti canards ? « Je suis tombé dans les escaliers, ça compte ? C'était des escaliers de maternelle alors t'en fais pas pour moi. Bisous sur les doigts. » Ain’t no mountain high enough.


» Liens & Accointances «

Austen, Lina × Ma première sœur est dotée d'un talent foudroyant pour l'adaptation et l'improvisation. À sa place partout, elle ne respire que défiée. Elle navigue avec fougue et acharnement sur le comas de son grand amour lui ayant caché être battu par son père. Tandis qu'il dort, elle avance de but en challenge et n'a de répit qu'en se faisant bercer par le grondement mécontent d'une pourriture qu'elle aura mise à l'ombre.

Austen, Sasha × Ma seconde sœur peine à contenter son esprit qui absorbe l'information comme d'autres le désespoir. Tournée vers le malheur qu'elle est incapable d'ignorer, elle a compris sa vocation depuis longtemps. Elle se fait l'instrument d'une douceur et d'une humanité que l'Homme lui-même en son temps pourrait lui envier. Elle s'impose une immersion interminable dans un monde où le détruit affronte l'injustice en servant de manteau fragile posé sur leurs frêles épaules.

Austen, Leïa × Ma dernière sœur possède une intelligence sidérante souvent contenue dans ses studieux silences. Discrète et extrêmement observatrice, il est miraculeux qu'elle soit aussi sociable qu'altruiste. Elle possède un don inné pour de détection et une excellente déduction, bien qu'encore très crue. Nous en faisions tous une Détective Holmes, mais Sherly en a décidé autrement. Elle se faufilera dans les crânes où ne se trouvera aucune lumière sinon celle que son lumineux cœur possède.

Wallace, Ashley × À venir.

Riverock, Benjamin × Ben est arriviste et ainsi y est-il arrivé. Ben et manipulateur et ainsi est-il couronné de succès. Ben est pénible et ainsi n'a-t-il aucun ami. Ben est magnifique et ainsi se permet-il avec bonheur de continuer à être arriviste, manipulateur et pénible. Pourtant il reste depuis la maternelle ce meilleur ami dont la proximité, le cynisme et la noirceur me sont indispensables afin de ne pas me laisser être pris de court par le monde qu'il jure mieux comprendre.

Mikkelsen, Sienna × Ribaude ! Coureuse de remparts ! Elle m'a brisé le cœur. Depuis elle, je comprends toutes les chansons d'amour, surtout celles d'Adèle. Je comprends la douleur de ceux qui ont connu un traitre. J'ai mal au bras gauche quand je fais comme ça et j'ai l'oreille qui siffle quand je reste trop longtemps sous l'eau... mais je digresse. J'aimerais ne plus avoir mal chaque fois que je pense à elle, ni la sentir partout dans mon appartement. Jeune homme chercher exorciste pour des raisons pas catholiques.

Austen, Maeva × Yadi, yadi, yada.

Ford, Cherry × Cherry devrait être remboursée par la sécurité sociale. Même si on en a pas du tout, parce que les États-Unis sont glorieux, c'est génial. Elle a déboulé dans nos vies en emportant Lina la première et a semblé plus affectée que nous le jour où elle a appris, pour Sienna, Adèle et moi. Auprès d'elle, j'ai une sœur de plus. Et avec elle, j'ai le sentiment d'être capable de tout. D'ailleurs elle soutient mordicus que je trouverai mon grand amour quand je ne m'y attendrai pas. Ça tombe bien, je ne m'y attends pas. Même pas maintenant. Ni maintenant. Allez ça suffit, je vais aller regarder Braveheart.

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MessageSujet: Re: » sam « Sam 17 Sep - 0:42

Alors, déjà, je tiens à m'excuser, j'me suis endormie comme une sale à 18h, devant mon ordi, et me suis réveillée à 23h. Je crois que j'étais fatiguée. Du coup, j'ai loupée ton arrivée sur skype.

J'adore Sam. Faut s'accrocher, pour le suivre, et c'est ce qui fait son charme. J'ai tellement hâte de voir ce grand justicier au regard malicieux se faufiler dans la vie d'Ash. J'ai hâte de le voir en action, j'ai hâte qu'il sauve des esprits et élève des vies. Et vice versa. J'ai hâte d'être amoureuse de son grand coeur, j'ai hâte de faire glousser Ashley quand il la regarde. J'ai hâte qu'il cuisine pour elle et lèche les ustensiles pendant qu'il croit qu'elle ne regarde pas (qui voudrait rater ça, sérieux ?). Et j'ai hâte d'en lire plus sur ses soeurs à travers ses mots.

Et tiens, j'ai composé un petit poème pour toi :

Hey, dis donc, c'est officiel, non ?
"De quoi ?" Me demandes-tu, pas vrai ?
C'était la dernière présentation.
Mais alors, c'est que l'on va pouvoir RP !

Touchant, hein ?

Bon, sur ce, je retourne me coucher ^^
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» sam «

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