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« And Then There Were None × Ashley & Dean »

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MessageSujet: « And Then There Were None × Ashley & Dean » Lun 17 Avr - 16:48


J’ai attendu, à la patinoire. Il avait dit qu’il viendrait. Alors j’ai espéré, je n’ai pas pu m’en empêcher. J’ai commencé à entrevoir un avenir, entre lui et moi, et j’ai aimé ça. On ne s’est rien promis, mais on s’est embrassé. Il a admis qu’il y avait quelque chose entre nous. Je lui ai dit que j’avais besoin de ce nous. Puis il s’est barré avec la chemise de Jo’, et j’ai cru que c’était pour de bon. Mais il m’a envoyé un message. Il m’a dit qu’il viendrait, donc j’ai compris qu’il me donnait une chance. Puis, finalement, non. Et là, il va partir, et je ne sais pas trop pourquoi je suis devant chez lui. Je crois que j’espère pouvoir le convaincre de rester. J’aimerais lui dire que ce n’est pas la peine de quitter le continent, que je changerai, je le promets. Parce que chaque seconde sans lui brise mon coeur un peu plus. Parce que j’y ai cru, et qu’il ne m’a pas reparlé depuis. Il ne m’a même pas prévenue.

Je frappe à sa porte. J’ai le coeur qui bat la chamade, je ne sens plus mes genoux. Je ne sais pas ce que je fais là. S’il veut partir, je n’ai qu’à le laisser faire, non ? Si c’est ce qu’il veut, pourquoi essayer de le retenir ? La porte s’ouvre et un frisson parcourt mon échine. Je n’aurais pas du venir, je n’aurais pas du. Il semble penser la même chose quand il me voit. « Ash’... ». Il est gêné, ça se voit. Il espérait sûrement ne pas avoir à me revoir avant de partir. En même temps, on ne peut pas dire que tout se soit si bien passé que ça, la dernière fois que l’on s’est vu. Je devais être assez effrayante. Je me serais fait fuir aussi, si j’avais été lui. « Hey ! Euh… Tu vas bien ? J’avais pas de nouvelles, donc j’ai décidé de venir voir si tu allais bien. Je t’ai attendu, à la patinoire. »

J’ai l’impression d’être pathétique, est-ce que je suis pathétique ? Il s’ébouriffe les cheveux, hésitant, à moitié caché derrière sa porte entrouverte. Il va me laisser sur le pas de la porte, pas vrai ? Il va laisser cette porte entre nous pour être sûr que je ne lui saute pas dessus. Est-ce que je lui fais peur ? Est-ce que je suis le genre de personne contre qui l’on demande une injonction, au tribunal, avec interdiction de l’approcher à plus de 100m ? Il faut croire. Après tout, il change de continent. « Ah’… Heu… oui, j’avais un truc à faire. » Et en plus, il ment.

« Et ce truc, ce serait pas “m’éviter”, par hasard ? », je lance, avant de souhaiter ne jamais avoir posé la question. Je ne vais pas aimer la réponse, c’est sûr et certain. J’ai l’impression que la chose qui me ferait le moins mal, c’est qu'il dise “oui”. C’est dire à quel point aucune de ses réactions ne risque de me faire du bien. Je n’ai pas envie qu’il me mente, je n’ai pas envie qu’il m’épargne. Je sais qu’il ne me doit rien, mais en tant qu’être humain, j’aimerais qu’il me traite avec décence et soit honnête avec moi. Parce que si on est là, c’est parce qu’il m’a demandé ce que je voulais de lui, et que j’ai eu la correction d’être honnête avec lui. « J’ai pas trop le temps, là, tout de suite, on peut en reparler plus tard ? » Oh ! Je crois que je vais pleurer. « Oh ! Heu… Oui, si tu veux. Quand ? ». Je joue le jeu, mais je sais très bien qu’il n’y aura pas de “plus tard”. Parce que c’est déjà trop tard, en fait, j’ai l’impression. « Je sais pas, un autre jour. ». Putain, il n’ose même pas me regarder dans les yeux, pendant qu’il me dit ça ! Je croise les bras, je sens mes sourcils se froncer et mes lèvres se pincer. Il se mord la lèvre, parce qu’il sait ce que cette expression veut dire.

« Avant, ou après ton transfert en Angleterre ? », je lâche, ma voix rendue plus aiguë par la colère naissante. Parce qu’on entre dans le vif du sujet, et que oui, je suis en colère. Je suis en colère parce qu’il allait partir sans me le dire, je suis en colère parce que je croyais qu’on allait essayer de faire quelque chose de nous deux, ensemble. Je suis en colère d’y avoir cru et je suis en colère qu’il n’ait rien fait pour m’en empêcher. Je suis en colère d’avoir d’avoir besoin de lui. Je suis en colère de le perdre. Je suis en colère, parce que je ne suis pas sûre de savoir ce que j’ai fais de si mal, à part avoir peur que ce moment n’arrive. Parce que c’est pour ça, que j’ai eu tant de mal à m’ouvrir à lui.

Il ferme les yeux et inspire longuement. Espèce de lâche ! Regarde moi ! « Tu es… au courant ? », dit-il en ouvrant les yeux et je m’emporte : « Je me suis dit qu’avant de croire que tu me posais un lapin pour m’éviter, j’allais vérifier sur internet si tu n’avais pas eu un accident, ou quoi. Je t’avoue avoir été un peu surprise d’apprendre que tu avais accepté l’offre de Manchester, alors que tu disais que tu préférais, je cite, “manger des ballons plutôt que d’aller chez les Rosbifs”. ». Véridique, il me l’a dit quand il a reçu l’offre, il y a quelques semaines de ça. Il plaisantait parce que son agent voulait qu’il accepte, mais qu’il disait détester ces “coincés au balai enfoncé si profondément dans leur cul qu’ils devraient plutôt se concentrer sur le Quidditch plutôt que sur le Football.”. Je m’en rappelle, parce que j’essayais de lui faire enlever sa tête de sur mes genoux pendant qu’il les prenait pour coussin, faisant semblant de me traiter comme un psy pour m’irriter. Il portait son sourire goguenard, et quand il s’est relevé, il m’a dit “On t’a déjà dit que tu avais vraiment des cuisses confortables ? Comme quoi, il y a vraiment des avantages à se goinfrer de nutella.” Puis il a explosé de rire en évitant le coussin que je lui lançais.

Mais j’ai bien retenu, qu’il ne voulait pas partir. Alors quoi ? Qu’est-ce qui a changé, à part nous ? « Ecoute… », commence-t-il. Mais je ne le laisse pas finir. Non. Toi, écoute ! Tu as eu tout le temps que tu voulais pour t’expliquer, mais tu as préféré ne rien dire et me laisser découvrir ça par moi-même. Et si je n’avais pas vérifié, je l’aurais peut-être même appris trop tard ! « Quoi ? Tu vas essayer de te justifier, c’est ça ? Après t’être introduit chez moi, m’avoir embrassée… On s’est dit des choses… On parlait de “nous” ! ». Je l’entends, la supplique, dans ma voix, et je sais qu’elle n’a pas pu lui échapper. Il soupire un grognement. Je le vois s’agiter, il ne sait pas comment se dépêtrer du pétrin que je suis sans perdre son calme. Comme la dernière fois que l’on s’est vu, où j’ai été témoin de ses émotions, même si j’étais trop aveuglée par les miennes pour m’en rendre compte. Je n’aurais pas dû venir, maintenant, il va partir et nous aurons tous les deux ce moment comme dernier souvenir. Avec la promesse de se haïr pour toujours, laissée en cadeau. Et si seulement c’était mon seul regret.

« Quel “Nous”, Ash’, hein ? Il ne peut pas y avoir de “Nous” ! Ca ne peut pas fonctionner. ». Il a soudain l’air très fatigué, et je le suis aussi. Je suis fatiguée de le voir fuir. Je suis fatiguée de voir qu’il croit ce qu’il dit. Je suis fatiguée de le voir avoir peur de moi. « Qu’est-ce que tu en sais ? » , ma voix se brise, et sa patience aussi : « Je le sais, c’est tout ! Il ne peut pas y avoir de “nous”, parce que je ne veux pas qu’il y ait de “nous”. C’est mieux pour… tout le monde. Il vaut mieux que je parte avant que ça finisse mal… ».

Alors il part vraiment à cause de moi… Et pour qui a-t-il peur que ça finisse mal ? Et pourquoi il ne me ferait pas confiance, hein ? Et pourquoi est-ce que je suis sûre qu’il a raison ? Il a raison, je vais tout briser. J’ai déjà tout brisé, d’ailleurs, puisqu’il s’en va à cause de moi…« Si tu pars à cause de moi, alors ça finit déjà mal, Dean. ». Il a l’air de vouloir casser un truc. Je suis tellement désolée de lui faire ça. Je n’aurais pas du venir. D’ailleurs, je devrais partir, maintenant, avant qu’il dise quelque chose qui risque de m’achever.

« Ca ne peut pas mal finir, si rien n’a commencé… Ashley, c’est pas contre toi. Mais t’es pas faite pour moi. C’est mieux comme ça, crois-moi. Et puis… Je ne pars pas seulement à cause de ça. Y’a rien qui me retient, ici. Je n’ai pas de famille et… Oh puis merde ! Je n’ai pas à me justifier ! Tu… Tu n’es pas le centre de mon univers. ». Il a détourné le regard, probablement pour ne pas voir l’effet qu’ont ses mots sur moi. Parce qu’il sait que chacune de ses phrases, chacun de ses mots m’ont brisé le coeur à plein de niveaux. Rien ne le retient ici. Même pas moi. On a rien commencé, ce qu’on s’est dit l’autre matin, n’était qu’un prélude à son départ. Et puis après tout, il a raison, il n’allait pas baser sa vie, son avenir, sur moi. Moi et mes caprices, moi et mes névroses. Moi et ma peur de le perdre. Il a probablement raison. Mieux vaut que ça arrive maintenant, avant qu’il n’y ait plus rien en moi qui puisse encore être brisé. « Bien… », je capitule. « Juste une question, avant de te laisser tranquille : tu allais me prévenir, avant de partir ? » Il s’ébouriffe à nouveau les cheveux et passe une main sur son visage avant de l’attarder sur son cou. « Pour qu’on ait la conversation qu’on est en train d’avoir ? J’en avais pas particulièrement envie. »

Je vois… « Excuse-moi, dans ce cas. Je ne te dérangerai plus. ». Je me sens si faible pendant que je fais demi-tour. Comme si je me désagrégeais et que chacune de mes particules s’envolait au gré du vent.

« Ashley… ». Si je n’avais pas l’impression de ne plus faire partie de mon corps, j’aurais probablement décerner la supplique dans son ton. Mais c’est avec indifférence que je me retourne vers lui. « Hum ? ». Il n’est plus dans l’embrasure, à demi-caché par sa porte. Il est sur le perron, et seul le vide et les mots tranchants que l’on vient de mettre entre nous nous séparent. Du moins jusqu’à ce qu’il y mette un océan.

« Prends soin de toi, s’il te plait. ». On verra, j’ai envie de répondre, mais j’ai juste envie que tout ça soit fini. Je sens déjà les larmes qui montent, et il n’y a pas grand chose qui va les retenir, alors je me retourne.

« Bonne chance chez les Rosbifs. J’espère qu’ils te garderont longtemps. »

Et étouffe-toi avec tes ballons.
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