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» shane «

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Messages : 24


MessageSujet: » shane « Mer 17 Jan - 0:17




SHANE TURNER



ft Aidan Turner


Un cadeau, ça ?
Une belle merde, oui.

rescapé & nouveau



» Carnet de santé «
Les hôpitaux c'est assez nouveau, pour moi. Avant qu'j'arrive ici, mes soins se faisaient au ranch et l'infirmière en chef c'était ma mère donc autant dire que pas mal de choses se soignaient par des biais moyennement catholiques. De toute façon j'ai pas encore trouvé de mal qu'une clope ou une bonne baise n'ait pu résoudre comme il faut. Et puis quand on a grandi avec des animaux on a tendance à pas se morfondre sur le premier pet de traviole, tant qu'il finit par sortir d'une manière ou d'une autre.


» Son histoire «

«  Paraîtrait qu'j'suis vulgaire. On m'le dit souvent. Qu'est-ce que ça peut foutre ? Surtout qu'la plupart des gens confondent la vulgarité et la grossièreté, ces trous du cul. Et puis on peut se permettre de jurer, quand on a du vocabulaire. On m’a déjà dit que ces vilénies étaient les substituts des mots dont on manque alors que, quand on y pense plus de deux secondes, on se rend compte que c’est tout le contraire. Est-ce qu’un « putain » a un jour remplacé un autre mot ? Non. C’est un adjectif, un nom, un adverbe et une interjection, tout en même temps. J’vais même vous dire, ça ne prive de rien, ça complète. Voilà, c’est comme un complément alimentaire, c’est du rab, c’est du plus, c’est du mieux. Les jurons sont des putains de légumes. Me semble pas qu’on ait un jour entendu « Billy si tu bouffes cette carotte, t’en prends une ! » tandis que c’est différent, si la carotte en question est un bon gros « enculé » bien articulé et ça, c’est dégueulasse.

Et puis c’est une question de sensibilité, non ? De sensibilité, et de paresse. Prenez-moi, par exemple. J’ai grandi dans un ranch où j’ai vu toute mon enfance des animaux naitre et crever – puis faire tout ce qu’il se passe entre les deux comme manger, évacuer, dormir – avec le lot de labeur et d’expériences que ça engrange. Quand on se lève tous les matins à quatre heures pour aller torcher le cul des poules, assister la sailli d’un cheval ou aller dépecer des lapins, on a ni le temps ni le loisir d’être délicat ou flemmard et bordel, l’idée d’envoyer tous les culs bénis et leurs sacro-saintes virginités auditives remuer la merde et les boyaux qu’on trouve dans un ranch comme celui de mon grand-père me donne une p’tite gaule, on va pas se mentir.

Bon, je sais qu’il y a aussi un rapport particulier voire même – voire même ! – communautaire au langage et j’y suis aussi réceptif qu’un autre pébron mais vous allez pas me dire qu’y a pas de l’abus, dans ces situations. Quand j’suis arrivé à New-York, j’ai tout de suite essayé de m’installer dans le quartier Juif. Mais je vous jure que ces mecs-là sentent, quand on n’est pas d’la maison, voyez ? Comme s’ils avaient un genre de détecteur spirituel qui serait largement porté sur la braguette. J’voulais bien faire des efforts pour m’intégrer mais au bout d’un moment faudrait voir à plus juger les gens à un détail, comme la détention d’un prépuce, par exemple. De toute façon j'aurais pas tenu longtemps, les femmes cachent leurs cheveux et j'aurais étouffé à force de pas pouvoir triper dessus toute la journée. Et ils mangent pas de crevettes ! J’ai fini par jeter mes cartons dans le quartier chinois, au-dessus d'la boutique d'une voyante qui se trouve être ma proprio. J'crois pas qu'elle ait vu v'nir mon compte en banque.

D’ailleurs l’autre jour dans le métro je regardais un mec qui avait pas l’air d’être circoncit mais « qui sait ? » que j’me disais, qui sait, à part les juifs de haut niveau précédemment cités. Et alors que je m’interrogeais, le voilà t-il pas qui me dit « Oui, c’est bien moi. », si humble et plein de confiance en lui que j’en ai babillé de la paupière. « D’accord. » que je lui réponds « Mais qu’est-ce que vous voulez que j’en foute ? » Et le voici qui se vexe va savoir pourquoi et qui flashe un sourire ultra mega vraiment bright pour nous sortir « On vous a jamais dit qu’il ne fallait pas fixer une célébrité ? » « Si, une fois. Mais je vois pas le rapport. » Pas besoin de prendre d’la hauteur pour larguer les gaz. Moi, Taylor Swift me déteste et j’en fais pas tout un sac. Du coup j'y ai fait : « Cela dit, vous avez en face de vous le quadruple vice-champion de rodéo du comté d’Archer. » Putain de Buddy Roy Johnson. « Heur… Archer. » il a fait, tout dégoûté. Et j’veux bien qu’on dégobille sur des radiateurs mais y a que ma sœur et moi qui avons le droit de gerber sur notre minable, aride, pestilent et lointain petit rade à salopes. Cela dit je respecte, y a des gens qui supportent pas la vue du bouseux, ça leur fait d’la spasmophilie. Mais dans ce cas-là y avait dans l’air comme des relents d’hypocrisie parce que le type en question aurait pas tellement dépareillé dans le décor et ça m’aurait pas étonné des masses d’apprendre qu’il était fiancé à sa jolie p’tite cousine Mary Sue, si vous m’suivez gentiment. « C’est l’accent, qui vous r’vient pas ? » je lui ai demandé pour savoir. Il m’a répondu « C’est un tout. » et j’ai compris, alors j’lui ai dit « Laissez-moi deviner. » et ça l’a fait sourire. Enfin jusqu’à c’que j’dise « Vous, vous avez plus de prépuce. ».

J’me demande si j’vous parle de phallus parce que j’ai récemment pris conscience de la dimension scientifique que pouvait avoir le mien. Pas que ce soit un spécimen défiant la nature – bien que ni moi ni personne ne s’est jamais plaint de ce côté-là – mais parce que j’me suis vraiment rendu compte, comme ça vous arrivera peut-être, qu’il pensait à remplir sa basique fonction de procréateur tout seul comme un grand. Oui, j’ai planté ma graine. Et putain, ce que c’est émouvant. Vous avez pas idée du sentiment que ça peut procurer. Pas de jouir, hein, j’me doute que vous êtes plutôt bien éclairés dans le domaine – et vos chaussettes vous disent « merde » – mais de savoir que, dans un utérus se divisent des cellules que vous avez fécondées et qui, éventuellement, donneront un petit chiard gluant et irrésistible qui vous mettra à genoux en moins de deux. Faut le vivre pour comprendre. Et surtout quand l’utérus en question se trouve être à l’intérieur d’une femme que vous aimez à le sentir, ici et ici, et ici aussi, et là surtout mais juste là, tout le temps. Quand je dis tout le temps, c’est tout le temps. Ça veut dire que, même pas pour une fraction de mini macro seconde vous êtes abandonné par la sensation d’être vivant, glorieux et transis par tout un tas de sentiments qui vous donnent envie de glousser en public. Parce que le monde est à ce point merveilleux, bordel de merde.

Tout ça pour dire que je m’appelle Shane Turner – Teurneure – et que je suis votre nouveau prof de philo. J’vais faire de mon mieux pour rendre mon accent intelligible tant que, de votre côté les coléoptères, vous me promettez de toujours tout oser dire, mais surtout pas « bite ». C’est vulgaire. »



» Liens & Accointances «

Turner, Shanya × Quand elle s’est barrée, j’ai voulu me raser la tête. J’me suis dit que j’laisserais mes cheveux pousser tant qu’elle serait pas revenue. Alors j’ai pris une tondeuse et j’me suis défiguré puis j’ai attendu. Quand j’ai compris qu’elle ne reviendrait pas, j’suis parti derrière elle avec des mois d’retard et des cheveux qui commençaient à peser sur mes épaules. J’ai suivi une route à moi surtout rythmée par mes rencontres hasardeuses en laissant le souvenir de mon passage aux oreilles de mes amoureuses et leurs proches. J’leur disais « Dites à ma sœur que j’vais à New-York. », des fois qu’ils la croisent. J’ai dû le dire à des centaines de personnes. « Dites à ma sœur que j’vais à New-York. ». Et moins j’la voyais plus elle rajeunissait dans mon esprit, avec le monde autour qui grossissait et l’engloutissait toute entière. Mais j’m’en faisais pas, tant que je laissais mon message. On se retrouverait, c’était sûr. Ce qui l’était moins, c’était quand. Une fois arrivé, j’me suis senti comme à la maison et j’ai su qu’elle penserait pareil, et qu’elle y resterait quand elle serait là. Alors j’ai dit aux gens d’ici « Dites-le à ma sœur. » et à tous les autres  « Dites-lui que je suis à New-York. ».

Turner, Natalie × J’adorais ma vie, avant elle. J’l’aimais tellement que si j’avais pu, j’aurais pris ma vie dans mes bras, l’aurait cajolée puis baisée encore et encore et encore une fois pour bonne mesure juste par plaisir de la savoir là. J’ai donc été putain de surpris de me rendre compte que ma vie avant Natalie était en fait triste à crever. D’accord elle était mignonne, vue d’loin, mais elle servait à rien. J’avais pas de but, pas d’ambition, pas d’amarres. J’me contentais de tout. Avec elle, rien ne suffit plus, j’veux tout lui donner en pâture. J’veux la suspendre par deux fois aux murs. La première pour lui faire l’amour et la seconde pour que tout le monde puisse la voir, l’approcher et l’admirer au milieu d’autres œuvres d’art qu’elle aurait dessinées. Elle est devenue, en un rien de temps, mon indispensable horizon. C’est beau, putain. Et c’est surtout vrai. Aussi frappant que la grâce qui la quitte jamais et dont elle a pas conscience. Bordel. Pour elle, j'voudrais aller chercher la vie d'après, la prendre dans mes bras et lui réciter des « Ils s'aimèrent... » dans l’éternité. Les gars, j’ai épousé une princesse.

Ford, Cherry × Cherry est le plus féminin, fragile et surprenant brin de femme que j’ai jamais rencontré. Et qu’est-ce qu’elle peut chialer. C’est à se demander comment un corps si p’tit peut accumuler autant de liquide. Auprès d’elle, j’me suis immédiatement retrouvé affublé de toute la panoplie d’un dieu ou d’un homme politique qui s’fait des films : irrésistible, solide, plein de musc et – surtout – légendairement incapable. Parce qu’on se retrouve assez vite confronté à des forces qui nous surpassent, comme un grand et persistent amour, par exemple ; et rien de ce que l’on peut dire ou faire – et bordel qu’on le fait bien – ne rivalise avec la ténacité d’une foi offerte entière au nom d’un autre. Alors heureusement que Cherry est aussi l’amie précieuse qui rend tout un peu plus beau un peu plus drôle, quand elle pleure pas comme une gonzesse, parce qu'on la garde pour toujours sous le coude. Et si jamais il venait à lui faire du mal, j’aurai la peau de Luigi Gonzales.

Stanford, Sara × Elle ne fout rien, mais elle le fait bien. Elle incarne, illustre, représente si bien sa génération qu’j’en ai des frétillements dans les rouftons. Cette môme est le parfait exemple de tous ceux qui peuvent mais ne veulent pas. Elle se distance de tout avec un flegme qui pourrait, si elle venait à être kidnappée  – admettons  –, la sauver ou la voir crever bien vite, à mesures égales. C’est du kif-kif sur un fil bien tendu qui me fascine. Allez savoir si ça vient de mon instinct paternel qui s’éveille avec un peu d’avance mais mon horloge biologique frétille quand j’approche de cette gamine et que me prend l’envie de la protéger ou d’lui foutre une rouste, c’est selon. Des fois j’me dis qu’il faut que j’intervienne avant qu’elle meurt de solitude. De solitude et de la rage.

Marvel × Ce petit puceau postpubère – enfin j'ai l'impression – est un ramassis de conneries toutes plus adorables et inutiles les unes que les autres. Il sait faire un tas de trucs tripants qui servent surtout à s'occuper de la merde des autres et j'me dis que bordel, un talent technologique comme le sien est perdu autour des putes de frappes qu'il fréquente et qui apprécient pas ses dons de p'tite vierge à leur juste valeur. Faudrait qu'il retourne à l'école et qu'il arrose un peu tout ça pour que ça d'vienne quelque chose d'avoisinant une carrière ou ne serait-ce qu'un vrai job respectable. Puis ça lui permettrait aussi de tirer son coup, y a pas mal de nénettes qui tapent dans le geek de nos jours.

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